Des soldats kenyans n'ont pas fui devant al-Shabab, selon les Américains

Soldat Kenya Copyright de l’image Getty Images

Le commandement militaire américain en Afrique a démenti les allégations selon lesquels des soldats kenyans se seraient cachés dans l'herbe lorsque des militants du groupe islamiste al-Shabab ont attaqué la base militaire de Manda Bay, près de la frontière somalienne.

Le New York Times a publié cette semaine un article affirmant que les soldats kenyans se sont cachés lorsque les combattants d'al-Shabab ont fait irruption dans la base, appelée Camp Simba, et ont détruit un avion de surveillance américain et l'aérodrome.

Un membre de l'armée américaine et deux entrepreneurs ont été tués lors de l'attaque du 5 janvier.

L'article indique que les performances des soldats kenyans pendant l'attaque ont frustré leurs collègues américains.

Mais dans une réponse, le commandement américain pour l'Afrique a déclaré que la réponse des forces américaines et kenyanes à l'attaque avait été "opportune et efficace" et avait contribué à "réduire le nombre de victimes et à éliminer le potentiel de dommages supplémentaires".

A lire aussi

Trois américains tués par Al Shabaab au Kenya

Somalie: un soldat américain tué

Niger : des soldats américains et nigériens tués dans une embuscade

Somalie: 40 islamistes tués en quatre jours (Pentagone)

Cinq combattants d'al-Shabab ont été tués et plusieurs douzaines ont été repoussés, selon une déclaration.

Elle a cependant reconnu que les combattants d'al-Shabab "ont obtenu un certain succès dans leur attaque".

"L'attaque de la baie de Manda démontre qu'al-Shabab reste un ennemi dangereux et capable", a déclaré le général Stephen Townsend, commandant du Commandement américain pour l'Afrique.

Les États-Unis ont envoyé un haut responsable militaire pour enquêter sur les faits et les circonstances de l'attaque.

Le porte-parole militaire du Kenya, le colonel Paul Njuguna, a déclaré jeudi à la BBC que l'article du New York Times n'était pas basé sur des faits.

Il a déclaré que les détails de l'attaque ne seront clairs qu'après qu'un conseil nommé pour enquêter sur les circonstances de l'attaque aura publié ses conclusions.

Sur le même sujet