Antonio Gomes Muscate : "la mode peut contribuer à stopper l'immigration"

Antonio Gomes Muscate : "la mode peut contribuer à stopper l'immigration"

Antonio Gomes Muscate est top model mais il considère la mode autrement.

Pour ce jeune Bissau-guinéen, cette industrie peut largement contribuer à stopper "ces flux de jeunes qui tentent de traverser pour l'Europe".

Il adhère aux paroles d'Alphadi lorsque ce dernier affirme que "la mode peut tout".

Le monde dans lequel il évolue aujourd'hui est en effet bien éloigné du monde dans lequel il a grandi.

Dans sa jeunesse, Antonio se sentait "isolé de tout et de tous, isolé de l'école, de la technologie de tout et du monde".

Il était même destiné à devenir prêtre.

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Crédit photo, Antonio Gomes Muscate

Légende image,

Antonio Gomes Muscate

Depuis, Antonio a connu et vu mourir tant de jeunes qui ont traversé la mer afin de rejoindre l'Europe. Et c'est ce qu'il souhaite combattre à travers son projet.

Mettre l'humain au coeur de la mode, en formant des jeunes -migrants, réfugiés ou étudiants- dans un domaine qu'ils ne connaissent pas et en valorisant le "savoir-faire naturel".

"Il faut garder nos jeunes", dit-il.

En chiffres :

  • 40 jeunes employés et rémunérés
  • venus du monde entier -Sénégal, Maroc, Guinée, Guinée Equatoriale, Mali, Angola, Cap vert, Cameroun, Mali, Côte d'Ivoire, Soudan, Benin, Guadeloupe, Gambie, RDC, Nigeria, Haïti, São Tomé, Rwanda….

Reporter : Nicolas Negoce

Montage digital : Geneviève Sagno

Cette série montre le monde de la mode à travers les yeux de professionnels du métier qui vivent, sentent et rêvent la mode autrement.

À l'échelle mondiale, l'industrie de la mode, du textile et de l'habillement vaut des milliards de dollars. C'est un secteur économique porteur et pourvoyeur d'emplois pour les créateurs, les mannequins, les stylistes, les fabricants de textiles, les organisateurs d'événements et bien d'autres professions.

Sur le continent africain, les professionnels du secteur doivent toujours faire face, selon La Maison de la ModeAfricaine à" une concurrence internationale" rude, un "manque de structuration, de professionnalisation et de visibilité".

En mariant créativité, innovation et savoir-faire, le monde de la mode continue pourtant de faire rêver et peut, parfois, changer des vies.