Le vaccin Ervebo homologué en RDC, au Burundi, au Ghana et en Zambie

Le ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) a déclaré mercredi qu'il financera la fabrication du vaccin expérimental contre Ebola.

Quatre pays africains - la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi, le Ghana et la Zambie - ont homologué et peuvent désormais distribuer un vaccin anti-Ebola, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué comme un "jalon" important dans la lutte contre la maladie.

Les résultats d'une étude préliminaire indiquent que le vaccin Ervebo, fabriqué par Merck, a un taux d'efficacité de 97,5 %.

Les données suggèrent également que la vaccination des personnes déjà infectées réduit leurs chances de mourir.

La RDC est actuellement confrontée à une épidémie d'Ebola qui a tué 2 249 personnes depuis août 2018.

"L'approbation du vaccin Ebola par ces pays est une nouvelle étape dans la lutte contre cette maladie impitoyable", a déclaré le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"L'Afrique s'est ralliée pour consolider les progrès réalisés au prix de durs combats pour protéger ses populations contre le virus Ebola", a-t-il ajouté.

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Le nombre de nouveaux cas d'Ebola en RDC a fortement diminué, mais l'insécurité et l'accès aux zones touchées restent un défi.

C'est ce qu'affirme Dr Michel Yao, responsable du programme des opérations d'urgence de l'OMS pour l'Afrique. Il s'est entretenu avec BBC Afrique dimanche.

Selon lui seuls quelques cas sporadiques ont été signalés ces derniers jours.

"Nous avons eu 29 districts sanitaires touchés. Maintenant, il y a 2 districts touchés, l'un d'eux n'a pas eu de cas depuis 4 jours, l'autre depuis 17 jours".

Le nombre de cas par semaine a "considérablement diminué" indique Dr Yao qui précise que le nombre de cas fluctue maintenant entre 4 et 5 par semaine.

Actuellement 1.800 contacts sont surveillés contrairement aux 20.000 contacts en avril, un signe de progrès selon certains observateurs de la crise sanitaire en RDC.

Interrogé pour savoir s'il été prématuré d'annoncer des progrès, il a répondu par la négative, affirmant que les faits parlent d'eux-mêmes.

"En tant qu'OMS, nous avons été très prudents en termes de progrès dans cette lutte contre l'épidémie, mais il y a de réels progrès".

"Cependant, nous devons aussi tenir compte du fait que c'est une zone très difficile. Au moment où je vous parle, une des zones où nous n'avons pas eu de cas en 17 jours a été la cible d'une attaque et a vu des déplacements de personnes vers Beni, où il y a eu des cas il y a quatre jours".

"Il est donc possible que la population déplacée soit exposée et qu'elle retourne ensuite dans sa localité d'origine. Et cela a été un problème depuis le début [de l'épidémie]".

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