L'ex-président Gbagbo exclu des élections

L'ancien président a été acquitté pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale.

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L'ancien président a été acquitté pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale.

En Côte d'Ivoire, le nom de Laurent Gbagbo a été définitivement radié des listes électorales, le tribunal de première instance d'Abidjan plateau confirme la décision de la Commission électorale indépendante

Son avocat, Claude Mentenon, a déclaré à l'AFP qu'il n'y avait plus de recours juridique possible en Côte d'Ivoire.

L'ancien Président est exclu des listes à cause de sa condamnation dans l'affaire dite du « braquage de la Bceao », pour laquelle il a écopé de 20 ans de prison, notamment pour détournement de deniers publics.

Selon l'article 4 du code électoral, c'est l'une des causes de retrait de la liste électorale. Laurent Gbagbo ne peut donc pas voter à l'élection présidentielle du 31 octobre prochain, ni s'y présenter officiellement. Ce que contestent ses partisans, qui dénoncent un procès politique et comptent bien déposer un dossier de candidature en son nom.

Georges-Armand Ouegnin, le président de la plateforme EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté), composée des partisans de Gbagbo en fait l'annonce.

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Georges-Armand Ouegnin: "L'EDS déposera la candidature du président Gbagbo"

Pour rappel Laurent Gbagbo est toujours en liberté conditionnelle en Belgique, il a été acquitté par la CPI mais attend la décision de la cour sur la demande d'un procès en appel formulée par la procureure. Le président de la commission électorale, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, avait déclaré en août dernier que toute personne condamnée pour un crime ne serait pas autorisée à se présenter.

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Il a fait cette annonce tout en révélant la liste électorale révisée.Quatre candidats, dont l'ancien chef rebelle Guillaume Soro, ont également été retirés de la liste.M. Gbagbo a été condamné par contumace en novembre 2019 pour le "pillage" de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) à la suite de l'élection contestée en 2010 qui a entraîné des violences dans le pays.