Retour au calme à Ouagadougou après des tirs nourris

Blaise Compaoré. Copyright de l’image
Image caption Le président Compaoré fait face à un mécontentement de militaires.

Un calme précaire régnait mercredi à Ouagadougou, et à Gaoua, à 400 km au sud-ouest de la capitale.

Des tirs nourris ont été entendus pendant la nuit dans les deux villes, une semaine après un début de mutinerie qui a été étouffé à Ouagadougou.

Des militaires ont tiré une roquette sur le palais de justice de Fada N'gourma, une ville située dans l'est du pays.

"Nous sommes dans un pays qui est véritablement en ébullition et cela intervient malheureusement après une élection présidentielle qui a été saluée par tous les observateurs. C'est la preuve que beaucoup se sont trompés," a déclaré le chef de file de l'opposition, Benewende Sankara.

Benewende Sankara, qui dirige l'Union pour la renaissance mouvement sankariste, a réclamé le départ du président Blaise Compaoré qui, selon lui, "n'assume plus ses responsabilités".

Le maire de Ouagadougou, qui est également un haut responsable du parti présidentiel, a été blessé par des militaires en colère qui avaient libéré l'un de leurs camarades emprisonné pour viol.