Retour des expatriés français d'Aréva au Niger

Arlit
Image caption Un site d'exploitation d'uranium d'Areva à Arlit au Niger

Le retour des premiers expatriés du groupe français Areva est l’aboutissement d’un long processus entre Niamey et Paris.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou s’est rendu il y a deux semaines à l’Elysée pour rassurer son homologue français Nicolas Sarkozy sur les nouvelles dispositions sécuritaires prises au niveau des deux compagnies d’exploitation d’uranium situées à Arlit où Aqmi sévit régulièrement.

Une dizaine d’expatriés sont arrivés avec le patron d’Areva, dans la région d’Agadez ce dimanche. Ce retour fait suite au renforcement des mesures de sécurité sur le site minier d’Imouraren et autour d’Arlit dans le nord du Niger où cinq Français, un Togolais et un Malgache, travaillant notamment pour Areva, ont été enlevés par une branche d’Al Qaida au Maghreb islamique en septembre dernier.

Le Togolais, le Malgache et un des cinq Français ont été libérés en février dernier.

Le retour des premiers expatriés d’Areva a été annoncé en marge d’une visite du nouveau président du directoire de la compagnie nucléaire, Luc Oursel, qui a notamment été reçu par le président nigérien Mahamadou Issoufou.

Il n’y a désormais aucun obstacle au retour des salariés d’Areva au Niger, selon un responsable du ministère nigérien des mines. Les expatriés vont revenir progressivement et le travail pourra être accéléré à Imouraren.

Le souhait de la France d’installer une base militaire au Niger n’ayant pas trouvé l’agrément de la société civile, Aréva a tout de même fait appel à une compagnie française privée pour la sécurité des sites miniers.