Mali: MNLA veut négocier sous condition

La rébellion touareg veut négocier sous condition Copyright de l’image AP Photo
Image caption Le MNLA veut négocier sous deux conditions : l'autodétermination et l'indépendance de l'Azawad, l'armée malienne est sous pression.

Le porte-parole du MNLA a dit à la BBC que la rébellion touareg veut engager les discussions avec les autorités maliennes, à condition qu’elles portent seulement sur l'autodétermination

et l'indépendance de l'Azawad .

Le mouvement rebelle touareg s'est par ailleurs dit "déterminé à poursuivre sa lutte armée dans le nord du pays, où il a lancé une vaste offensive en mi-janvier dernier.

Celle-ci a été présentée comme la plus importante depuis 2009.

Moussa Ag Assarid, le porte-parole du MNLA a indiqué que le groupe rebelle a choisi la lutte armée faute d’être entendu par Bamako.

Le conflit au nord du Mali où certaines villes de la région sont passées aux mains des rebelles touareg a fait fuir de milliers de personnes vers le Niger voisin.

C'est le cas par exemple du village de Chinégodar situé à 18 KM de la frontière du Mali, 10 .000 m refugiés maliens y sont arrivés et vivent dans la précarité selon le correspondant de la BBC Afrique qui s'est rendu sur place.

Et la gestion de cette crise, accentuée par la chute du colonel Kadhafi en Libye avec le retour des combattants touareg au Mali, commence à diviser la classe politique malienne.

SADI un parti d'opposition a demandé la démission du gouvernement.

Son secrétaire général, a qualifié de « catastrophique » la stratégie de Bamako dans la conduite du conflit touareg au Nord du pays.

Mais le président Toumani Touré a reçu dimanche le soutien des partis représentés à l'assemblée nationale.