Togo: le CAR se cabre

Image caption Dodji Apevon, président du CAR.

Le CAR décline l’offre d’entrer au gouvernement

Le président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Maître Dodji Apevon, s’insurge contre la restitution faite de son entretien avec le chef de l’Etat Faure Gnassingbé au sujet de la formation du prochain gouvernement.

Le président national du CAR, l’un des partis de l’opposition parlementaire au Togo, a fait comprendre que l’heure n'était pas à la participation à un gouvernement, tant qu’un dialogue sincère n'était pas organisé au Togo.

“Le moment n’est pas bien choisi pour qu’on nous parle aujourd’hui d’entrer dans un gouvernement ; puisque pour nous, la priorité doit être un dialogue qui doit déboucher sur les règles consensuelles de l’organisation des élections législatives et locales”, a déclaré le président national du CAR.

C’est ce que Dodji Apevon est allé dire en substance au chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé lors de leur entretien le 14 juillet dans le cadre des consultations pour la formation d’un nouveau gouvernement après la démission ltrois jours plus tôt du Premier ministre Gilbert Fossoun Hougbo.

Les dirigeant du CAR disent regretter la manière dont le contenu de leur entretien avec le chef de l’Etat a été restitué au peuple togolais.

“On a présenté la chose comme si nous sommes sortis de cet entretien en donnant des gages comme si demain nous pouvons entrer dans ce gouvernement et que les discussions se poursuivent”, a fait remarqué le président du parti.

Il ajoute que “le chef de l’Etat ne nous a pas donné l’impression qu’aujourd’hui le pays est en crise”.

Deux autres partis de l’opposition togolaise, notamment la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) ont été également reçu le même jour que le CAR, mais ces formations politique n’ont pas signalé d’objection manifeste quand à leur disponibilité à faire partir du prochain gouvernement, dont la mission est d’organiser les élections législatives avant la fin de cette année.

Depuis quelques mois, la vie socio-politique reste marquée par une série de manifestations organisées par le collectif “Sauvons le Togo” qui exige la tenue d’un “dialogue sincère” et des garanties de transparence avant l’organisation des élections législatives.

Nicolas AGBOSSOU