Congo: 2e tour des législatives

Le président Sassou Nguesso et son épouse Copyright de l’image AFP
Image caption Le président Sassou Nguesso et son épouse Antoinette lors du premier tour des législatives

Les Congolais ont commencé à voter pour le deuxième tour des législatives que le parti au pouvoir (PCT) est assuré de remporter avec une écrasante majorité. Le scrutin a débuté à 06h00 T.U. comme prévu là où les bureaux ont ouvert à l'heure mais des retards ont été constatés en plusieurs endroits. Les bureaux de vote doivent fermer à 17h00.

Dans la capitale Brazzaville, les opérations de vote ont été retardées dans plusieurs bureaux par l'absence de matériel électoral: urnes, isoloirs, bulletins, encre, a observé notre correspondant.

Des dysfonctionements avaient déjà marqué le début du premier tour, le 15 juillet.

Henri Bouka, président de la Commission d'organisation des élections (Conel) s'était engagé à ce que le second tour se déroule dans la transparence.

L'affluence était par ailleurs très faible dimanche matin dans la capitale.

Au premier tour, aucun chiffre n'avait été communiqué officiellement concernant le taux de participation, mais l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) l'avait estimé à 15%.

Il reste 67 sièges à pourvoir sur les 136 dans la nouvelle Assemblée nationale.

Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) du président Denis Sassou Nguesso, ancien parti unique, a remporté au premier tour 57 des 69 sièges pourvus et compte une quarantaine de candidats en ballotage.

La majorité présidentielle dispose d'une réserve de voix avec le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, 9 candidats en ballotage) et une trentaine d'indépendants jugés proches du pouvoir toujours en lice.

L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) -premier parti d'opposition avec 11 députés sortants, et 16 candidats en ballotage- avait dénoncé des irrégularités au premier tour et a menacé de bloquer le scrutin en cas de nouvelles "fraudes".

Les observateurs de l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) avaient relevé plus de "points faibles" que de "points forts" dans l'organisation du scrutin du 15 juillet, où des incidents ont fait trois blessés, dont un par balle.

L'Assemblée comptera 136 élus, sur les 139 prévus, car trois circonscriptions de la capitale Brazzaville n'ont pu voter faute de révision des listes électorales après l'explosion début mars d'un dépôt de munitions.

La catastrophe a fait près de 300 morts et 17.000 sans abris, dont près de la moitié vit dans des camps de fortune.