Le Ghana arrête des Ivoiriens

Image caption Le camp de réfugiés de Ampan au Ghana, où les autorités ont arrêté des Ivoiriens.

Le Ghana a arrêté 43 Ivoiriens soupçonnés d'être proches de l'ex-président de la Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo.

Ils se trouvaient dans un camp de réfugiés, Ampan Camp, situé près de Tarkoradi, sur la côte, non loin de la frontière.

"Les forces de sécurité ont mené samedi une opération pour rétablir le caractère civil du camp.

Plusieurs Ivoiriens ont été arrêtés (...) plusieurs ex-combattants ont infiltré le camp", a déclaré le président de l'organisme chargé des réfugiés, le Ghana Refugee Board, Ken Dzirisah.

Un responsable des services de sécurité a déclaré à l'AFP que 43 personnes avaient été arrêtées lors de cette opération, même si leur nombre n’a pas été confirmé officiellement.

Des milliers de partisans de Laurent Gbagbo se sont réfugiés au Ghana voisin durant la crise postélectorale de 2010-2011.

Le gouvernement ivoirien soupçonne certains d’entre d'utiliser ce pays comme base arrière pour des attaques visant à déstabiliser l'actuel gouvernement ivoirien.

Selon les autorités ivoiriennes, des hommes armés provenant du Ghana ont lancé une attaque en septembre contre la ville frontalière de Noé et plusieurs d'entre eux se sont repliés au Ghana après cette opération.

La Côte d'Ivoire a fermé durant une quinzaine de jours la frontière avec le Ghana après cette attaque.

La Côte d'Ivoire a été la proie de nouvelles attaques armées ce week-end, dont l'une a visé pour la première fois une infrastructure sensible, une centrale thermique.

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