Mali: les soldats français au sol

Image caption Des soldats français à bord de blindés quittent Bamako en direction du nord, sur la route de Mopti, le 15 janvier 2013.

La France a pour la première fois engagé mardi des troupes au sol au Mali, pour tenter de reprendre une localité de l'ouest, Diabali, tombée la veille aux mains des islamistes.

Il s’agit d’une nouvelle étape après la campagne de bombardements aériens menée depuis vendredi.

"Plusieurs centaines de militaires maliens et français ont quitté Niono (environ 50 km au sud de Diabali) pour prendre Diabali", a déclaré à l’AFP un élu de la ville de Niono.

Pendant ce temps, une trentaine de véhicules blindés français ont quitté Bamako, la capitale, pour se diriger vers le nord du Mali.

Ces véhicules ont été vus en train de quitter l'aéroport de Bamako où ils étaient basés.

Konna pas repris

La ville stratégique de Konna, dans le centre du Mali, n'a pas été reprise aux "groupes terroristes" par les forces maliennes, a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Un lieutenant de l'armée malienne avait affirmé le contraire ce week-end.

"Sur le fuseau est, nous avons pu stopper l'offensive et les moyens des groupes terroristes, qui se sont répartis entre Douentza et Gao, et à cette heure, la ville de Konna n'a pas encore été reprise par les forces armées maliennes", a indiqué mardi soir Jean-Yves Le Drian lors d’une conférence de presse.

Située à plus de 700 km de Bamako, Konna était tombée jeudi aux mains des jihadistes, déclenchant l'intervention de la France.

Washington félicite la France

Sur le front diplomatique, Washington a félicité Paris pour son intervention militaire contre des groupes "terroristes" au Mali.

"Il est absolument crucial de stopper l'offensive de groupes terroristes vers le Sud du Mali, d'empêcher l'effondrement du gouvernement et d'accélérer l'application des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré la porte-parole du département américain d'Etat Victoria Nuland.

Elle a précisé que les Etats-Unis fournissaient déjà à leurs alliés français une aide en matière de renseignement.

En France, un sondage BVA dans journal Le Parisien révèle que 75% des Français soutiennent l'opération au Mali.

Seuls 23 % se déclarent opposés à l'opération Serval.

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