Soldats français et maliens à Diabali

Des cultivateurs rentrant à Diabali à un barrage de contrôle à Niono    Niono
Image caption Des cultivateurs rentrant à Diabali à un barrage de contrôle à Niono.

Des soldats français et maliens sont entrés lundi matin dans la ville de Diabali, dans l'ouest du Mali, prise il y a une semaine par des islamistes qui l'avaient en partie abandonnée jeudi après des bombardements de l'aviation française.

Une colonne d'une trentaine de véhicules blindés dans laquelle se trouvaient 200 soldats maliens et français environ est entrée dans la ville vers 09H00 T.U. sans rencontrer de résistance, selon des journalistes, dont Mark Doyle, l'envoyé spécial de la BBC, qui accompagnaient les militaires.

"Les forces françaises et maliennes sont parvenues à Diabali et vont continuer leur mission de sécuriser la ville", a déclaré le commandant adjoint des forces maliennes, près de Niono, cité par l'agence Reuters.

Toutefois, les responsables des deux armées craignent qu'avant de partir les combattants islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), aient posé des mines.

L'entrée de la colonne avait été précédée par des vols de reconnaissance d'hélicoptères légers Gazelle de l'armée française.

Des habitants sont sortis de leur domicile pour saluer l'arrivée des soldats, prenant des photos avec des téléphones portables.

La colonne avait quitté à l'aube la ville de Niono, à 60 km au sud de Diabali, où des missions de reconnaissance ont été effectuées ces derniers jours par l'armée malienne.

L'armée malienne avait patrouillé samedi en périphérie de Diabali, où la situation "n'était pas très claire", avait indiqué un officier français à Niono.

Il avait souligné la "détermination à se battre et la mobilité" des combattants rebelles.

Un colonel de l'armée malienne avait de son côté affirmé qu'une "frange de la population de Diabali adhére aux thèses jihadistes et nous devons être prudents pour les prochaines heures".