Algérie : scandale à la Sonatrach

Bouteflika
Image caption Les affaires de corruption sont exploitées par les clans proches du président Abdelaziz Bouteflika pour se neutraliser.

Le groupe public pétrolier algérien Sonatrach est de nouveau secoué par une nouvelle affaire de corruption.

De hauts responsables de la compagnie sont soupçonnés d’avoir touché des pots de vin dans des contrats accordés au groupe italien ENI.

A la suite de révélations faites par la presse italienne, la justice algérienne a annoncé, il ya quelques jours, qu’elle a ouvert une information sur cette affaire dite "Sonatrach 2".

L’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, et d’autres dirigeants algériens, sont suspectés d’avoir touché une commission occulte de 197 millions d’euro, dans l’attribution d’un marché de 11 milliards de dollars accordé à une filiale de la société italienne ENI.

"Nous combattrons la corruption avec la plus grande détermination", a commenté l’actuel ministre de l’Energie, Youcef Yousfi.

Il a indiqué : "des instructions très fermes ont été données aux entreprises pour défendre leurs intérêts et pour poursuivre toute personne susceptible d’avoir agi contrairement aux intérêts de nos entreprises."

En 2010, un précédent scandale de corruption avait entrainé le départ de plusieurs de ses dirigeants.

La Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation, et la commercialisation des Hydrocarbures (Sonatrach) fournit 98% des recettes d’exportation de l’Algérie.

En plus de l’Algérie, elle opère au Mali, au Niger, en Libye, en Egypte, en Espagne, en Italie, au Portugal, en Grande Bretagne, au Pérou et aux Etats-Unis d’Amérique.