Mali: vote à l’ONU

Image caption Les soldats bukinabè de la Misma à Tombouctou au Mali, le 23 avril 2013.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit voter jeudi une résolution de la France créant une force dite de stabilisation au nord du Mali.

La résolution prévoit qu’une force de 12.600 hommes, essentiellement ouest-africains (11.200 soldats et 1.440 policiers), soit déployée au 1er juillet si les conditions de sécurité le permettent et "pour une période initiale de 12 mois".

Les Casques bleus de l’ONU prendraient le relais de la Misma, la force pan-africaine, et des forces françaises, qui ont entamé leur retrait.

Le nombre de soldats français au Mali devrait passer à 2.000 en juillet et à 1.000 à la fin de l’année. Au plus fort de l'opération Serval, lancée le 11 janvier contre les jihadistes qui occupaient le nord du Mali, le contigent français comptait 4.500 hommes.

Mission risquée

La Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, la Minusma, repoussera les limites de la définition du maintien de la paix.

Pour la première fois, des Casques bleus seront directement confrontés à des combattants liés à Al-Qaïda. Aucun accord de paix n’a été signé au Mali.

La Minusma n'aura pas pour mission la lutte antiterroriste mais devra "stabiliser les centres urbains essentiels" et "empêcher un retour d'éléments armés dans ces zones".

Les Casques bleus devront aussi protéger les civils et le patrimoine culturel et contrôler le respect des droits de l'homme.

Paris a indiqué qu'un millier de soldats français resterait au Mali pour contrer d'éventuelles actions de guérilla de la part des groupes islamistes armés.

Les Casques bleus seront choisis autant que possible dans les effectifs de la Misma, la force conjointe des pays de l'ouest africain. Celle-ci compte aujourd'hui 6.300 hommes venus d'une dizaine de pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et du Tchad, déployés à Bamako et dans le nord.

"La montée en puissance de la Minusma va prendre des mois", explique un diplomate: les effectifs devraient être d'environ 6.000 hommes au 1er juillet et augmenter parallèlement à la réduction du contingent français au Mali.

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