Centrafrique: le HCR avertit

Image caption Un camp du HCR pour réfugiés de Centrfarique à Nangungue au Cameroun, le 12 avril 2013.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) demande aux gouvernements du monde entier de suspendre les retours forcés des nationaux ou des résidents habituels de Centrafrique vers ce pays, étant donnée la situation instable et incertaine.

Selon l'agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l'homme et une détérioration grave de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que la coalition rebelle de la Séléka a pris la capitale, Bangui, le 24 mars.

“Nous lançons cet appel car ceux qui prennent les décisions d’asile ne sont pas forcement au courant”, explique Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.

“Admettons que quelqu’un à Paris ou Londres ait demandé l’asile il y a 3 ans, la procédure a suivi son cours, se demande est déboutée; la procédure voudrait qu’on le rapatrie. Nous voulons éviter cela. Il n’y a aucune sécurité”, ajoute la porte-parole du HCR.

Le HCR s'inquiète des meurtres, viols, pillages, arrestations arbitraires, tortures et recrutemenst d’enfanst en Centrafrique.

Suite à la violence des derniers mois dans le pays, l’ONU estime à 173 000 le nombre de déplacés internes, et à près de 50.000 le nombre de réfugiés qui ont fui, essentiellement vers la RDC (37.000), le Tchad (5.000) et le Cameroun (2.000).

Le HCR considère qu’il est probable que les personnes fuyant la République centrafricaine ou que celles qui se trouvaient déjà dans un pays d’asile avant les récents évènements aient besoin de la protection internationale des réfugiés, conformément à la Convention de 1969 de l’OUA.

En outre, de nombreuses personnes qui ont fui la République centrafricaine remplissent très probablement les conditions pour être reconnues comme réfugiées en application de la Convention de 1951.

Selon le HCR, l’interdiction des renvois forcés doit être être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité etaux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité.