Sahel: "coordonner les politiques sécuritaires"

Image caption Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz

A l’ouverture du sommet sur la sécurité au Sahel dimanche, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé ses voisins à "coordonner leurs politiques sécuritaires" pour le développement de la région.

Le chef de l’Etat hôte du sommet a également invité ce dimanche ses homologues présents au sommet à "initier des projets structurants" pour favoriser le développement du Sahel.

Les présidents de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad ont entamé à Nouakchott une réunion consacrée, selon le chef de l'Etat mauritanien, à la sécurité et au développement du Sahel, confronté notamment à des activités de groupes armés.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a prononcé le discours de l'ouverture officielle du sommet, en présence de ses homologues Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Mahamadou Issoufou (Niger), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Idriss Deby Itno (Tchad).

Selon lui, il existe un lien "étroit" entre le développement économique et la sécurité et les cinq pays gagneraient à "améliorer la coordination entre eux" dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Il a appelé à "la vigilance face aux menaces sécuritaires qui persistent" dans la région et estimé que "des avancées significatives" ont été réalisées sur ce plan, en citant le cas du Mali.

Ce vaste pays a connu entre 2012 et 2013 une profonde crise politico-militaire, marquée par l'occupation de ses régions du Nord par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.

Ces groupes ont été chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire franco-africaine - toujours en cours - durant laquelle les soldats français et tchadiens ont été en première ligne dans les combats contre les jihadistes.

Mohamed Ould Abdel Aziz a salué cette intervention ainsi que la "bravoure" des soldats tchadiens ayant permis de "déloger les bandes armées de leurs repères" dans le Nord malien.

La Mauritanie, voisine du Mali, n'a pas dépêché sur place de troupes dans le cadre de cette intervention.

Son président a affirmé qu'elle avait toutefois "assuré l'inviolabilité de (ses) frontières face aux bandes armées" en débandade.

"Ces expériences accumulées" permettront aux cinq pays "d'adapter leurs réponses à ces défis sécuritaires, de parfaire nos outils et modes d'action et d'améliorer la coordination entre nos Etats", a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz.