La prison pour Pascal Simbikangwa

Image caption Pascal Simbikangwa est la première personne a être condamnée en France pour son rôle dans le génocide

Le gouvernement rwandais s'est félicité de la condamnation de Pascal Simbikangwa par la Cour d'assises de Paris.

Pour Kigali, il s'agit d'une étape importante dans le jugement des auteurs du génocide des Tutsis.

Le Rwanda a souvent critiqué la France pour son refus d'extrader les suspects de génocide réclamés par Kigali.

L'ancien agent du renseignement rwandais a été condamné à 25 ans de réclusion pour son rôle dans les massacres de 1994.

Dans le premier procès de ce genre en France, il a été reconnu coupable de génocide en qualité d'auteur et pour complicité de crimes contre l'humanité.

Sa condamnation intervient quelques semaines avant les commémorations du vingtième anniversaire du génocide.

Environ 800, 000 personnes, majoritairement des Tutsis et des Hutus modérés avaient été tués sur une période de 100 jours.

Mais Pascal Simbikangwa a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés.

Le Ministère Public avait requis la réclusion à perpétuité contre lui et l'a décrit comme un partisan du nettoyage ethnique et un homme capable du pire.

Ses avocats ont dénoncé un procès politique et critiqué des témoins qu'ils jugeaient peu fiables.

La Cour d'assises de Paris a estimé que Pascal Simbikangwa a incité, organisé et appuyé les massacres en fournissant des armes et en donnant des instructions que les Tutsis soient exécutés.