Bénin :10 semaines de grève

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Image caption Le président béninois Thomas Yayi Boni avait présenté des excuses aux six centrales syndicales à Cotonou.

Des agents de l’administration publique béninoise ont manifesté mardi à Cotonou pour exiger la démission des auteurs de la répression sanglante du 27 Décembre dernier.

Les manifestants présentent le départ de Placide Azande, prefet de l’atlantique littoral et de Pierre Ago salou, commissaire central de la ville de Cotonou comme des préalables à la reprise du service.

De la bourse du travail à la préfecture de Cotonou, ils ont scandé des slogans hostiles au pouvoir dans une marche pacifique.

"Nous, secrétaires généraux des centrales syndicales, travailleurs du Bénin, exigeons votre démission sans délai et de celle de votre bras exécutant le commissaire central de la ville de Cotonou s'il vous reste encore un peu d’honneur et de dignité", a déclaré devant la foule excitée Laurent Metognon, porte-parole des manifestants.

La police parle d’une centaine de manifestants alors que les organisateurs de la marche revendiquent la mobilisation de plusieurs centaines d’agents engagés dans le débrayage depuis plus de deux mois.

Les travailleurs exigent le départ des personnalités selon eux, responsables de la répression sanglante du 27 Décembre dernier.

La population et les syndicats avaient manifesté à Cotonou ce jour-là pour une meilleure gouvernance des affaires publiques.

La police avait alors chargé, faisant des blessés chez les leaders syndicaux.

Les syndicats demandent aujourd’hui au président de la République de leur rendre justice.

Les travailleurs mécontents observent depuis dix semaines une grève générale dans l’administration publique, paralysant ainsi de nombreux services et structures publiques.

Malgré les nombreuses rencontres avec le pouvoir et les échanges avec le Chef de l’Etat Thomas Yayi Boni lui-même qui a présenté des excuses publiques, les agents ne décolèrent pas.

Le président béninois Thomas Yayi Boni a lancé en vain des appels à la reprise du service la semaine dernière.

Selon les syndicalistes, le gouvernement a tout de même satisfait quelques revendications : le salaire minimum revalorisé à 40 000 francs CFA par mois et les retenues sur salaire suite à la grève seront restituées.