Sahel : "Barkhane" démarre le 1er août

Jean-Yves Le Drian, et Idriss Déby Itno, le président du Tchad, pays où sera basé le dispositif antiterroriste "Barkhane" Copyright de l’image AFP
Image caption Jean-Yves Le Drian, et Idriss Déby Itno, le président du Tchad, pays où sera basé le dispositif antiterroriste "Barkhane"

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé samedi à N'Djamena (Tchad) que la nouvelle force militaire antiterroriste de la France en Afrique va démarrer le 1er août prochain.

Le Drian, qui accompagne le président François Hollande en visite au Tchad, a indiqué que cette opération sera conduite par le général Jean-Pierre Palasset.

En 2010-2011, ce dernier dirigeait la force française Licorne en Côte d'Ivoire, qui a participé à la chute de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Il a ensuite commandé les forces françaises en Afghanistan, en 2011 et 2012.

Trois mille soldats

"Barkhane", un dispositif de lutte contre le terrorisme au Sahel, remplace l’opération Serval lancée par la France au Mali en janvier 2013. Selon Le Drian, la nouvelle force va collaborer avec cinq pays du Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

Trois mille soldats français vont y participer, a-t-il indiqué.

Selon le ministre français de la Défense, la nouvelle force intégrera quatre bases régionales : un groupement tactique désert à Gao, au Mali ; un autre à N'Djamena avec les forces aériennes ; des forces spéciales à Ouagadougou (Burkina Faso), et un pôle de renseignement à Niamey, au Niger.

Des bases avancées temporaires seront également installées à Madama (nord du Niger), Tessalit (nord du Mali) et dans le nord du Tchad.

Cette opération permettra à la France et aux cinq pays sahéliens concernés d’élargir à tout le Sahel l'action contre les mouvements djihadistes.