RDC : "l’officier m'a violée et brulée"

Image caption Elle affirme avoir vu le "Colonel 106" donner l'ordre de la violer et de mettre le feu à son domicile.

Une femme qui témoignait à la reprise du procès du colonel Bedi Mobuli Engangela a déclaré devant les juges qu'elle l’avait vu donner l'ordre à ses hommes de la violer et de mettre le feu à son domicile.

Cet officier supérieur de l'armée congolaise comparait actuellement devant une cour militaire pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La victime est l’une des centaines de femmes qui affirment avoir été violées par les hommes du colonel Engangela, surnommé « Colonel 106 ».

Elle a expliqué avoir été violée quatre fois lors de l’attaque de son village de Kalehe dans le Sud Kivu Kalehe par les troupes du colonel Engangela.

Ces hommes ont ensuite mis le feu à son domicile, alors qu’elle et son fils se trouvaient à l’intérieur.

Le colonel nie ces accusations.

Le lieutenant-colonel Bedi Mobuli Engangela a rejoint l’armée lorsque le président Mobutu était au pouvoir, puis il a déserté pour rejoindre une milice.

Il a ensuite réintégré l’armée en 2005 dans le cadre d’un accord de paix.

Toutefois, il est accusé d’avoir à nouveau déserté, puis recruté des enfants soldats et commandité des attaques de plusieurs villages entre 2005 et 2007.

Un procès-test

Pour l’ONU, ce procès est un test pour l’armée congolaise, qui généralement ne condamne pas de hauts gradés de l’armée pour des affaires de violence sexuelle.

La violence sexuelle est un grave problème dans l’est de la RDC, une région où opèrent encore beaucoup de groupes armés.

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