Nouvelle attaque de Boko Haram

Les combattants de Boko Haram sont à court de nourriture. Copyright de l’image AFP
Image caption Les combattants de Boko Haram sont à court de nourriture.

Des membres de Boko Haram ont attaqué vendredi un marché de la ville de Mainok, au nord-est du pays. Plusieurs personnes ont été tuées, selon des témoins.

La nouvelle de l'attaque du marché à Mainok a mis du temps à être connue à cause des perturbations des services téléphoniques dans la région.

Les lignes téléphoniques n'ont été rétablies que samedi.

Bien qu'il soit extrêmement difficile d'obtenir des informations précises sur le bilan humain en raison de la fuite des habitants, des témoins font état d’au moins 36 morts.

L'attaque de la ville de Mainok s'est déroulée en plein jour, alors que le marché était bondé.

Dès que les assaillants ont ouvert le feu, la foule a été prise d’un mouvement de panique.

Un témoin a déclaré à la BBC que certains d’entre eux, alors qu’ils essayaient de fuir les tirs en courant, ont été tués renversés par des voitures à vive allure qui traversaient la zone.

"Des soldats et des civils se sont réfugiés dans la brousse. Les membres de Boko Haram ont également pillé la nourriture du marché pour s’enfuir ensuite dans des véhicules volés", a-t-il ajouté.

La plupart des habitants ont abandonné la ville.

Chaque semaine, les attaques des extrémistes islamistes dans le nord-est du pays provoquent des déplacements massifs de civils vers le sud du pays et au Cameroun voisin.

Jeudi, l'armée nigériane a annoncé avoir tué 60 combattants de Boko Haram, dont un commandant en chef.

Les extrémistes islamistes, qui se sont emparés de bandes de territoire dans l'Etat de Borno et dans les Etats voisins de Yobe et Adamawa, sont à court de nourriture dans les zones qu'ils occupent, selon les habitants.

Leur campagne de violence à travers le pays fait également craindre l’avènement d’une crise humanitaire, selon les observateurs.