S. Leone: des agents funéraires attaqués

Des agents se préparent à l'enterrement de victimes du virus Ebola (archives).
Image caption Des agents se préparent à l'enterrement de victimes du virus Ebola (archives).

En Sierra Leone, les autorités annoncent que les équipes chargées de l’enterrement des victimes de l’épidémie de fièvre Ebola seront désormais escortées par l’armée.

Elles disent avoir pris cette mesure après que des jeunes se sont attaqués à des agents chargés de l’inhumation de personnes ayant succombé à la maladie.

Les assaillants accusent les services funéraires de propager la maladie dans le pays.

C’est aujourd’hui le troisième et dernier jour du confinement censé mettre fin à la propagation du virus Ebola en Sierra Leone.

Selon un journaliste de la BBC se trouvant à Freetown, la capitale du pays, beaucoup de personnes pourraient sortir de chez elles ce dimanche, bien avant minuit même, heure à laquelle doit expirer la mesure de confinement.

A Freetown, les populations ont pour la plupart obéi à la consigne donnée par le gouvernement de ne pas sortir de chez elles, depuis vendredi.

"Ça prend du temps..."

La Sierra Leone, l’un des pays les plus touchés par cette fièvre hémorragique, est confrontée à un manque criant de médecins et d’établissements de santé.

La mesure de confinement général, entrée en vigueur vendredi pour trois jours, était censée permettre aux équipes médicales de sensibiliser les populations sur Ebola.

Des milliers de volontaires étaient appelés à profiter de l’enfermement des populations pour sillonner le pays et détecter des cas de fièvre Ebola, afin de mettre fin à la propagation du virus.

Ils devaient distribuer un savon à chaque foyer et alerter les services spécialisés s'ils découvraient des malades ou des morts.

Stephen Gaojia, le coordonnateur du centre des opérations d’urgence, à Freetown, déplore l’insuffisance en nombre du personnel et des équipements médicaux.

"L’essentiel de notre travail concerne la logistique. Par exemple dans la zone ouest, nous avons six ambulances. Si nous en avions 14, nous serions plus rapides. Nous avons besoin de quatorze équipes de secouristes, mais nous en avons huit ou neuf", a-t-il expliqué.

"Autre chose qui ralentit les opérations, ce sont les prélèvements sur les corps. Ça prend du temps de les passer au laboratoire pour faire des tests et voir si les décès sont liés au virus Ebola ou pas", a ajouté Stephen Gaojia.