Sureffectif à l’université de Dakar

Manifestation d'étudiants sénégalais en février 2012. Copyright de l’image AFP
Image caption Manifestation d'étudiants sénégalais en février 2012.

L’université Cheikh Anta Diop, principal établissement d’études supérieures de la capitale du Sénégal, fait face à des soucis d’organisation.

Le 14 août dernier, des étudiants ont manifesté dans leur campus pour dénoncer l’absence de paiement des bourses d'études.

Certains avaient attendu plus de six mois pour percevoir leur dû, d’autres ne l’avaient pas encore reçu.

Les forces de police, envoyées à l’université pour calmer les étudiants, ont fini par s’affronter aux jeunes.

Surpopulation

L’université Cheikh Anta Diop compte 80 000 étudiants, soit deux fois la capacité estimée de l’établissement.

Ababacar Ndiaye, secrétaire général du syndicat autonome de l’Enseignement Supérieur et professeur de physique-chimie, raconte qu’au début d’un cours, les premiers étudiants à arriver dans l’amphithéâtre ont "la chance" d’entrer.

Ceux qui "ont moins de chance" brisent les vitres pour "entendre ce que dit le professeur", témoigne-t-il.

Pour pallier cette surpopulation, le gouvernement sénégalais envisage de construire deux universités : l’une à Dakar, la capitale, l’autre à Kaolack, une ville située au centre-ouest du pays.

Financés à hauteur de 130 milliards de francs CFA, les deux établissements devraient être opérationnels dès octobre 2016.

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