Angola: 7 généraux accusés de corruption

Des actes de tortures auraient été perpétrés par les entreprises d'extraction de diamants. Copyright de l’image GETTY IMAGES
Image caption Des actes de tortures auraient été perpétrés par les entreprises d'extraction de diamants.

Sept généraux ont déposé plainte contre un journaliste les accusant d’être impliqués dans des actes de corruption et de torture.

Dans un livre paru en 2011 au Portugal intitulé "Les Diamants du Sang: Torture et Corruption en Angola" le journaliste et activiste Rafael Marques de Morais dénonce des "crimes contre l'humanité" cautionnés par les généraux dans une région minière du nord-est de l'Angola.

Des actes de tortures quotidiens et des homicides auraient été perpétrés à l’encontre de la population locale par les entreprises d'extraction de diamants ou par leurs sociétés de sécurité, qui seraient gérées par les militaires en question.

Les sept généraux, dont font partie Manuel Hélder Vieira Dias Júnior dit "Kopelipa", ministre d'Etat et chef d’Etat-major particulier du président angolais José Eduardo dos Santos, contestent les accusations de violations des droits de l'Homme.

Ils ont porté l’affaire devant les tribunaux et demandent des dommages et intérêts à hauteur d' un million 200 mille dollars.

Déjà en 2012, les généraux avaient déposé une plainte devant la justice portugaise contre le journaliste et sa maison d'édition, Tinta da China, pour diffamation.

La justice portugaise avait finalement classé le dossier début 2013 estimant que la publication du livre relevait de l'exercice de la liberté d'expression et d'information.

Dans son livre, Rafael Marques fait état de plus de 500 cas de tortures et de 100 meurtres commis en l’espace d’un an et demie dans plusieurs localités du pays.

S'il est reconnu coupable, il encourt jusqu'à deux ans de prison.