Human Rights Watch indexe la RDC

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Image caption l'armée congolaise aurait interdit à la MONUCO d'avoir accès à certains sites

L'ONG internationale , estime que plus de personnes auraient pu être secouru à Béni si les autorités congolaises n'avaient pas refusé l'accès à certaines zones à la Monusco, qui est la mission des Nations Unies au Congo.

Human Right Watch (HRW) demande à la Cour pénale internationale de collecter des informations afin de poursuivre les auteurs de ces crimes.

Interrogé par BBC Afrique,Phillipe Bolopion, directeur de Human Right Watch auprès de l'ONU, a donné quelques détails sur des enquêtes menées par les équipes de son institution sur le terrain.

Selon le responsable de HRW, les investigations menées dans la zone de Béni, leur ont permis de deceler au moins 184 personnes tuées et des cas de crimes d'une immense gravité.

Leurs insvestigations ont revélé,des cas de personnes qui ont été crucifiées, des gens maintenus dans des trous remplis de clous des jours durant,des femmes violées ou forcées d'être mariées à des rebelles, et des cas de personnes dont les bouches ont été cousues par les rebelles qui les accusent d'avoir menti.

Aux dires de Bolopian, la Cour Pénale Internationale, a compétence sur les crimes graves intervenus dans ce pays lorsque les tribunaux de ce pays,ne font pas leur travail ou n'ont pas la capacité de le faire.

Il a par ailleurs déploré l'interdiction faite par l' armée congolaise aux forces de la MONUSCO, d'avoir accès à certains sites.