RDC : Cobra Matata bientôt face au juge

Image caption Dans l'Ituri dans le Nord-Est de la RDC, les forces rebelles se rendent sous certaines conditions.

Le seigneur de guerre congolais Cobra Matata soupçonné d’avoir voulu reprendre le maquis après sa réédition en Novembre, sera conduit à Kinshasa lundi pour être jugé, selon des sources proches de l’armée.

Cobra Matata, de son vrai nom Banaloki Matata, est à la tête des forces de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI), l’un des groupes armés les plus actifs dans la région de l’Ituri au Nord Est du pays.

Il s’était rendu aux forces loyalistes en novembre dernier en compagnie de quelques officiers de son état-major.

L’arrestation de Cobra Matata a eu lieu vendredi dernier dans une localité proche de la ville de Bunia dans le Nord-Est de la RDC.

L’armée a expliqué cette arrestation par les soupçons qu’elle avait sur ce chef rebelle, qu’il voudrait reprendre le maquis, un mois après sa reddition.

En tout près de 400 miliciens, membres du groupe du FRPI, le groupe armé de Cobra Matata devraient aussi se rendre mais seulement une soixantaine d’entre eux ont jusque-là déposé les armes.

Avant sa reddition, le chef rebelle posait deux conditions : d’abord, que ses combattants bénéficient d’une amnistie générale et ensuite, que lui-même soit réintégré dans l’armée avec le grade de général, une pratique à laquelle recouraient autrefois les forces de défense congolaises en vue d’encourager la reddition des seigneurs de guerre.

Le FRPI, groupe armé de Cobra Matata, est l’une des nombreuses milices qui se sont affrontées en Ituri de 1999 à 2007 sur des bases ethniques mais surtout pour le contrôle des ressources minières, notamment de l’or, l’une des principales richesses de ce district.