Niger: l’opposition interdite de marche

Au Niger, l'opposition est interdite de marche ce dimanche, après les violences des dernières 48 heures.
Image caption Au Niger, l'opposition est interdite de marche ce dimanche, après les violences des dernières 48 heures.

Des militants de l’opposition s’étaient réunis dimanche matin à Niamey, malgré l'interdiction des autorités, au lendemain d'émeutes anti-Charlie Hebdo, qui ont fait cinq morts dans la capitale.

Quelque 300 personnes réunis dans le centre-est de Niamey, pour marcher jusqu'au Parlement, se sont dispersées lorsque la police a lancé des gaz lacrymogènes.

Elles ont ensuite jeté des pierres sur les policiers et ont brûlé des pneus.

Sept manifestants, dont un ancien ministre, ont été interpellés, a déclaré une source policière à l’AFP.

L'opposition nigérienne avait décidé de longue date de tenir une marche et un meeting ce dimanche, à Niamey. Ces manifestations ont été interdites samedi par les autorités, "en raison de la situation qui prévaut" dans le pays.

L'opposition entendait dénoncer "la mauvaise gouvernance" au Niger.

Cinq personnes ont été tuées samedi à Niamey, lors de manifestations contre la Une du dernier numéro du journal satirique français Charlie Hebdo caricaturant le prophète Mohamed. Des églises ont été incendiées.

Cinq personnes ont également été tuées vendredi, à Zinder, la deuxième ville du pays, lors de manifestations hostiles à ce journal.