RDC: consensus sur la loi électorale

De violentes manifestations ont eu lieu en RDC, pour dénoncer la révision de la loi électorale. Copyright de l’image
Image caption De violentes manifestations ont eu lieu en RDC, pour dénoncer la révision de la loi électorale.

Le texte contesté par l’opposition a été à l’origine de plusieurs jours d'émeutes meurtrières pendant lesquelles une quarantaine de personnes ont trouvé la mort cette semaine, selon un bilan donné par des ONG. Plusieurs arrestations ont été signalées chez les manifestants.

La version adoptée ce dimanche ne lie pas l'organisation de la prochaine élection présidentielle à un recensement de la population.

L’opposition avait dénoncé la version initiale du projet de loi, parce qu’elle estimait que ce décompte de la population était une astuce du pouvoir pour retarder l’organisation des élections présidentielle et législatives prévues en 2016.

Pour elle, cette modification devait permettre au président Joseph Kabila de rester au pouvoir après la fin de son second mandat.

Bien avant le vote, Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale, avait déjà indiqué que la partie controversée du texte serait complètement supprimée. C’est ce qui a été fait par les députés.

Aubin Minaku affirme que les députés ont favorablement répondu à la demande des protestataires qui, pendant plusieurs jours, ont protesté contre l’adoption de la version initiale du projet de loi.

Au-délà de la pression exercée par la rue, la communauté internationale s’est également impliquée pour désamorcer la crise.

Samedi, le président Kabila a reçu les responsables de la mission onusienne en RDC, ainsi que plusieurs ambassadeurs.

Le leader de l'opposition, Vital Kamerhe, a félicité le président Kabila et a déclaré que ce vote était une victoire pour le peuple.