Afrique du Sud-Terres : la réforme Zuma

Comme dans d'autres pays, la terre est un sujet hautement sensible en Afrique du Sud.
Image caption Comme dans d'autres pays, la terre est un sujet hautement sensible en Afrique du Sud.

Selon le président sud-africain, les étrangers seront privés du droit de propriété foncière en Afrique du Sud, mais ils pourront souscrire à des baux à long terme.

Les Sud-Africains en possession de plus de 12 mille hectares devront en vendre une partie à l'Etat, qui sera chargé d'en assurer la redistribution, a-t-il indiqué.

La future loi sur le foncier ne sera pas rétroactive, selon Zuma.

Une bonne partie du foncier reste concentrée entre les mains de la minorité blanche en Afrique du Sud, deux décennies après la fin de l'apartheid.

La terre reste un sujet hautement sensible dans ce pays.

Une réforme en trois temps

Au Zimbabwe voisin, une réforme agraire avait soulevé un tollé, au début des années 2000.

Pour réformer en douceur, l’Afrique du Sud propose une réforme en trois temps : tout d'abord en permettant aux familles noires expropriées sous la domination blanche d'obtenir une restitution ou une compensation, ensuite démembrer les très grands domaines, et enfin étudier la possibilité d'accorder 50% des droits de propriété d'une ferme aux ouvriers agricoles vivant dessus.

Un droit de préemption est prévu dans la future loi, si la terre est considérée comme stratégique.