Sénégal : 7 ans de prison requis contre Karim

Manifestation pour demander la libération de Karim Wade Copyright de l’image AFP
Image caption Manifestation pour demander la libération de Karim Wade

Le parquet a requis sept ans de prison ferme et 250 milliards de francs Cfa d'amende contre Karim Wade, fils et ancien ministre de l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, devant une juridiction sénégalaise anti-corruption.

Le procureur demande également l'application de l'article 34 du code pénal sénégalais qui prévoit une interdiction de droits civiques. Le procureur spécial près la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) a réclamé 7 ans de prison ferme contre l'ex-ministre Karim Wade pour les infractions d'enrichissement illicite et de corruption. Il a surtout demandé la confiscation de tous les biens présents du fils de l'ex-président de la République Abdoulaye Wade, ainsi que la privation totale de tous ses droits prévus par l'article 34 du Code pénal.

Le réquisitoire a été prononcé en l'absence de Karim Wade et de ses avocats qui n'assistent plus aux audiences de la CREI depuis la mi-janvier pour réclamer leurs droits.

Karim Wade, qui est détention préventive depuis avril 2013, est poursuivi pour avoir illégalement acquis 117 milliards de francs CFA par le biais de montages financiers complexes du temps où il était conseiller puis ministre de son père entre 2000 à 2012. Karim Wade est jugé depuis le 31 juillet 2014 dans un procès qui a vu passer près d'une centaine de témoins.

Selon l'accusation, ses biens comprennent notamment un patrimoine immobilier, des sociétés au Sénégal et à l'étranger, des comptes bancaires et des voitures. D'après la défense, son patrimoine est d'environ 1,2 milliards de f cfa, gagnés pour l'essentiel quand il était trader en Europe avant de travailler auprès de son père.

Les partisans et les avocats de Karim Wade ont également régulièrement accusé le président Sall de vouloir le condamner pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2017, ce dont le pouvoir s'est défendu.