L’Afrique du Sud, après les violences

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Image caption Les violences à caractère xénophobe sont nourries en Afrique du Sud par les fortes inégalités, la pauvreté et le chômage.

A Durban, la police a renforcé sa présence après les émeutes à caractère xénophobe de ces derniers jours.

La police n'a pas annoncé de bilan du nombre de victimes mais plusieurs personnes ont été tuées, dont des immigrants, en majorité africains.

17 personnes ont été arrêtées.

Plus d'un millier d'immigrants ont fui leurs maisons après les attaques de ces derniers jours.

La plupart se sont réfugiés dans des postes de police.

Beaucoup dorment sous des tentes dans des conditions très précaires.

Ce vendredi après-midi, des représentants des ressortissants étrangers ont rencontré des membres du ministère de l'Intérieur.

Ils se sont dits très déçus qu’aucun plan d'urgence n'ait été mis en place.

Tous craignent pour leur vie et ils ne savent pas combien de temps ils vont devoir vivre loin de chez eux.

Cette vague de violence survient quelques jours après que le roi des Zoulous Goodwill Zwelithini, la plus haute autorité traditionnelle de la province où est située Durban, a appelé les étrangers à « faire leurs bagages et quitter » l'Afrique du Sud.

Des propos repris par Edward Zuma, le fils du président Jacob Zuma.

Le ministère sud-africain de l'Intérieur Malusi Gigaba a réagi en condamnant ces violences et en appelant au calme.

Les violences à caractère xénophobe sont nourries en Afrique du Sud par les fortes inégalités, la pauvreté et le chômage.

Les organisations de défense des droits de l'homme demandent maintenant aux autorités d'agir pour que les attaques s'arrêtent au plus vite.