Le Maroc lutte contre la corruption

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Image caption Le roi Mohamed VI du Maroc

Un numéro vert a été mis en place afin d'encourager les citoyens marocains à témoigner et à dénoncer les actes de corruption, qui font perdre au royaume des millions de Dirhams.

Selon le ministre de la justice, Mustafa Ramid, ce numéro vert constitue « l'outil efficace permettant aux citoyennes et citoyens de contribuer à la lutte contre la corruption dans un cadre participatif ».

Il a été pensé par les autorités judiciaires, afin d'encourager la dénonciation de la corruption au Maroc, où ce fléau continue de sévir malgré une progression du pays l'an dernier dans les classements internationaux.

Les appels sont automatiquement transférés à des magistrats spécialisés, en charge de l'enregistrement des informations. Les dossiers sont par la suite transmis "au parquet compétent afin de prendre les mesures judiciaires nécessaires’’.

Selon l'agence maghrébine de presse, un fichier informatique réservé aux dénonciations sera instauré, garantissant la protection des dénonciateurs.

Des statistiques démontrent que malgré les initiatives du gouvernement marocain, visant à réprimer et à lutter contre le phénomène, le taux de corruption reste très élevé dans le pays.

Pour Abdeslam Aboudrar, président de l’instance centrale de la prévention de la corruption, il faudra "10 ans au Maroc pour parvenir aux standards internationaux".

A signaler tout de même que le royaume chérifien a néanmoins gagné 11 places en 2014 dans le classement de Transparency International, passant de la 91ème à la 80ème place de l’indice sur la corruption.