Burkina : Kafando pour la "décrispation"

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Le président burkinabè Michel Kafando a désigné jeudi un groupe de sages afin de "décrisper la tension sociale" au Burkina Faso.

Selon un communiqué de la Présidence burkinabè, Kafando a demandé à des "sages" de promouvoir "la décrispation de la tension sociale actuelle" en privilégiant "l'unité et la cohésion de l'armée" ainsi que "la poursuite du processus de transition vers des élections apaisées en octobre".

Ce cadre, composé des autorités coutumières et religieuses du pays, a pour pour mission d’œuvrer au rapprochement des positions des acteurs politiques, militaires et civils.

"Lors de leur première réunion jeudi autour du président Kafando, les sages se sont prononcés pour un "status quo" au sujet de la garde présidentielle ", indique le texte.

Crise

Le gouvernement burkinabè a affirmé qu'un complot contre M. Zida fomenté par des membres du RSP avait été déjoué le 28 juin.

Des soldats de ce régiment ont tiré en l'air pour exprimer leur mécontentement le même jour.

Mais des officiers du régiment controversé accusent le chef du gouvernement d'avoir monté "un faux complot contre sa personne afin de créer des troubles et de se maintenir au pouvoir".

Les chefs militaires burkinabés ont de leur côté demandé vendredi dernier au président Michel Kafando de former un gouvernement composé de civils pour mettre fin à cette nouvelle crise.

Le Premier ministre a démenti lundi avoir démissionné, quand des rumeurs affirmaient la veille que le président avait exigé son départ.

Il a lancé mardi devant un millier de sympathisants qu'il tiendrait "ferme" à son poste.

Début février, le RSP avait provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre Zida, numéro 2 de ce régiment sous l’ancien régime dirigé par Blaise Compaoré.

Garde prétorienne de 1.300 hommes, le RSP est considéré comme la troupe la mieux formée de l'armée burkinabè.

42 organisations de la société civile ont réclamé sa dissolution.

Depuis, certains leaders civils ont dit à la BBC craindre pour leur sécurité.