La CMA s’oppose aux "zones de sécurité"

La rébellion à dominante touareg du nord du Mali a appelé l'ONU à lever "toutes les zones de sécurité" dans la région.

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La Mission de l'ONU au Mali (MINUSMA) les a instituées pour prévenir des violences, après des combats meurtriers entre la CMA et un groupe armé progouvernemental.

Dans un communiqué, la CMA, qui n'a fourni aucun bilan, "demande à la Minusma de lever expressément et dans les meilleurs délais toutes les zones de sécurité établies" dans le nord du pays.

Selon elle, des "zones de sécurité" sont installées dans les localités de "Tabankort, Anéfis, Ménaka, Goundam, Ber, Tombouctou, Gao, Kidal".

La CMA demande "de laisser le soin à toutes les parties de régler leurs différends", sans donner plus de détails.

La MINUSMA a annoncé mardi l'établissement d'une "zone de sécurité" autour de la ville de Kidal, fief des rebelles touareg, à plus de 1.500 km au nord de Bamako, après trois jours de combats, les 15 et 16 août et lundi.

Ces combats ont opposé la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion) et le Groupe d'auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako).

Mercredi le gouvernement s'était dit surpris de la décision de la MINUSMA prise de façon unilatérale.

Il avait invité l’ONU "à rester dans son rôle de protection des populations, et de toutes les populations, dans toutes les zones exposées, à l'instar de Kidal, aux mêmes risques d'insécurité".