Ce qu’il faut savoir sur la Guinée

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Découvrez la chronologie de la Guinée alors que le pays s'apprête à tourner une page décisive de son histoire.

La Guinée est aussi connue sous le nom de Guinée Conakry, du nom de sa capitale, pour la différencier d’une part de son voisin, la Guinée-Bissau, et d’autre part de la Guinée équatoriale.

  • Capitale : Conakry
  • Population : 11 176 026 habitants
  • Electeurs actifs en 2015 : 6 042 747
  • Monnaie : franc guinéen (1000 francs guinéens pour 78 francs CFA)
  • Ayant refusé de s’inscrire dans la coopération de l’empire colonial francais et voté "non" au référendum du 28 septembre 1958, la Guinée a accèdé à l’indépendance le 2 octobre 1958.
  • 4 présidents dont 1 démocratiquement élu *voir la liste des chefs d'État
  • 2 coups d’État depuis l’independance de 1958
  • Chef de l’État : Alpha Condé / Premier ministre : Mohamed Said Fofana
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La Guinée se trouve sur la côte atlantique de l’Afrique de l'Ouest et s’étend sur 245 857 km2.

Elle partage ses frontières avec la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Léone.

Le pays est divisé en quatre zones géographiques :

  1. La Basse-Guinée, une zone côtière, qui comprend la capitale Conakry
  2. La Moyenne-Guinée, une zone montagneuse qui comprend le massif du Fouta Djalon
  3. La Haute-Guinée, une zone de savane à l'est
  4. La Guinée forestière, une zone de forêts au sud-est

• Religions : les principales religions sont l’islam (au moins 80 %) et le christianime (au moins 10 %), à noter qu’une grande partie des Guinéens sont animistes.

Liste des chefs d’État qui ont dirigé la Guinée :

1. Première république : Sekou Touré (1958-1984).

Né le 9 janvier 1922 à Faranah, dans la région de Kankan et mort le 26 mars 1984 à Cleveland aux Etats-Unis, Sékou Touré est le premier président de la République de Guinée. Il a dirigé le pays depuis son indépendance en 1958 jusqu’à sa mort en 1984.

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Image caption Ahmed Sekou Touré le 10 novembre 1959 à l'aéroport de Londres en provenance des Etats-Unis

En compagnie de Kwame Nkrumah du Ghana, il a cherché à créer une Union Africaine basée sur le régime de l’Union soviétique.

Il est resté 26 ans au pouvoir.

  • Lansana Beavogui (1984):

président par intérim renversé par un coup d’état du 26 mars 1984 au 3 avril 1984.

Le premier ministre Lansana Beavogui, devenu président par intérim, a dirigé le pays jusqu’au coup d’état du 3 avril 1984 mené par le colonel Lansana Conté.

2. Deuxième république : Lansana Conté (1984 -2008)

Il accède au pouvoir par un coup d’État et demeure à la tête du pays du 3 avril 1984 au 22 décembre 2008.

Lansana Conté a assumé la présidence le 5 avril, à la tête du Comité militaire de redressement national (CMRN) jusqu’à sa mort en 2008. Il dénonçait une dictature "sanglante et impitoyable" du régime précédent.

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Image caption Lansana Conté face à ses sympathisants le 12 décembre 1998

Au moins 1 000 prisonniers politiques seront libérés du camp Boiro dès son arrivée au pouvoir.

Il a introduit le multipartisme en 1993 et organisé des élections, qui l'ont élu par deux fois à la présidence, en 1993 et en1998.

Après avoir révisé la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois en décembre 2003, il sera réélu avec 95,63 % des voix.

Il a dirigé le pays pendant 24 ans jusqu'à sa mort.

  • Moussa Dadis Camara (2008):

Il accède au pouvoir par un coup d’état le 24 décembre 2008, deux jours après le décès de Lansana Conté.

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Image caption L'ancien dirigeant militaire de la Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara lors d'une conférence de presse le 11 mai 2015, alors en exil à Ouagadougou. Il avait annoncé son intention de briguer la prochaine élection présidentielle guinéenne

Il est contraint de renoncer à son rôle après une tentative d’assassinat le 15 janvier 2010.

A son arrivée au pouvoir, le capitaine avait assuré qu'aucun membre de la junte ne se présenterait à l'élection présidentielle de 2010.

Lors d’une manifestation pacifique l e 28 septembre 2009 visant à demander à Dadis Camara de tenir sa parole et de ne pas se présenter aux présidentielles.

Le 28 septembre 2009, au stade de Conakry, les militaires ont ouvert le feu sur les manifestants, faisant plusieurs centaines de morts. Dans un rapport détaillé publié le 17 décembre 2009, Human Rights Watch (HRW) fait état de " meurtres, agressions sexuelles et autres abus perpétrés pour la plupart par des membres de la Garde présidentielle guinéenne".

HRW a déterminé un nombre de victimes décédées se situant probablement entre 150 et 200.

  • Sekouba Konaté (2009) :

Il a été président par intérim du 4 décembre 2009 au 7 novembre 2010 après la tentative d'assassinat de Moussa Dadis Camara.

Il a remis le pouvoir aux civils à l'issue d'élections démocratiques.

3. Troisième république : Alpha Condé (2010- ).

En poste du 7 novembre 2010 jusqu’à nos jours.

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Image caption Le président Alpha Condé au cours d'une conférence de presse le 27 août 2015 au palais présidentiel de Conakry

Le nouveau Chef de l’État guinéen a été élu démocratiquement à l'issue d'un scrutin contesté par l'opposition.

Il avait fait campagne pour la modernisation et la reconstruction progressive de la Guinée.

Candidat du RPG et de l'Alliance Arc-En-Ciel Alpha Condé a obtenu 52,5 % des suffrages face à son adversaire Cellou Dalein Diallou.

Le président Alpha Condé a été élu pour un mandat de 5 ans.