Congo-Brazza : référendum constitutionnel

Les Congolais vont se prononcer ce dimanche sur un projet de nouvelle Constitution qui devrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

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Image caption Du projet de nouvelle constitution, on ne retient que les dispositions sur la limite d'âge et de mandat dont la modification permettrait au président Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

L'opposition à Sassou Nguesso dénonce comme un "coup d'État constitutionnel" le référendum, qu'elle a appelé les Congolais à rejeter.

Si ce projet est approuvé au terme du référendum, ce sera la fin des deux verrous qui empêchent actuellement le chef de l'État, qui cumule plus de 30 ans de pouvoir à Brazzaville, de briguer un troisième mandat : la limite d'âge et celle du nombre des mandats présidentiels.

Les bureaux de vote doivent ouvrir à 07h00 (06h00 GMT) pour fermer à 18h00 (17h00 GMT). Les résultats ne devraient pas être connus avant plusieurs jours.

La campagne référendaire s'est achevée vendredi dans une ambiance tendue après des violences meurtrières qui ont ravivé dans l'opinion le spectre de la guerre civile ayant ravagé le pays entre 1993 et 2003.

L'interdiction des rassemblements, décidée mardi en réaction aux grandes manifestations et à l'appel à la désobéissance civile, n'avait pas été levée samedi soir. Pour dimanche, des mesures de sécurité particulièrement strictes sont de mises : seules les voitures disposant d'un laissez-passer accordé par la police sont autorisées à circuler dans les deux principales villes du pays.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ou de la société civile ont dénoncé un climat de "répression", d'"atteintes à la liberté de l'information et de manifestation" rendant impossible la tenue d'un scrutin dans des conditions démocratiques.

Pour l'Union européenne, "les conditions actuelles de gouvernance électorale ne permettent pas un scrutin libre et transparent" au Congo.