Djibouti accusé de génocide

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Image caption Le président djiboutien Omar Guelleh

Une ONG porte plainte à l'Onu contre le gouvernement après des affrontements sanglants le 21 décembre entre police et civils.

Le rassemblement de plusieurs centaines de fidèles de la communauté Yonis Moussa, du clan Issa, dans la banlieue de la capitale avait été réprimé le 21 décembre par les forces de l’ordre.

Les affrontements auraient fait 7 morts selon le gouvernement, près de 30 pour la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Une fillette de 6 ans fait partie des victimes.

Pour l'Union djiboutienne pour le droit économique et social, ce fut un « massacré planifié » par le gouvernement. Hassan Cher Hared, son secrétaire général évoque une violation de la convention pour la prévention et la répression des crimes de génocide.

Mahamoud Ali Youssouf, porte-parole du gouvernement a expliqué à la BBC que le terme de génocide n’est pas approprié, car il y a eu échauffourées après que la police a été prise pour cible par les manifestants.

Il a ajouté que Djibouti est prête à répondre de ces actes devant toute juridiction internationale.