Nigéria : Enquête sur un raid de l'armée

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Image caption Enquête sur un raid de l'armée

Le chef du personnel de l'armée a défendu mardi ses troupes après un raid sanglant contre une secte chiite minoritaire.

Le chef du personnel de l'armée nigériane s'est exprimé ce mardi devant une commission d'enquête après un raid de ses troupes en décembre 2015 contre une secte chiite minoritaire dans la ville de Zaira au nord du Nigréria.

Au moins 60 personnes avaient péri dans cette intervention de l'armée après que les membres du groupe ont tenté d'assassiner le lieutenant général, Tukur Buratai, en bloquant son convoi.

En représailles, l'armée avait perquisitionné plusieurs bâtiments contrôlés par la secte et tué des centaines de membres de l'organisation.

Pour vérifier ce qui s'est passé, la Commission nationale des droits humains a mis en place une commission pour établir les responsabilités. Faute de preuves, il est difficile pour les enquêteurs d'aller au bout de leur travail.

«Je suis ici parce que j'y étais présent lors de l'incident. Mes officiers et soldats ont agi en conformité avec la règle de l'engagement", a déclaré le lieutenant Buratai devant la commission.

Pour la première fois, les membres de la secte chiite ont été également attendus pour témoigner devant la commission qui a le pouvoir d'imposer des amendes et le paiement d'indemnité.

Les musulmans nigérians estimés à des dizaines de millions sont sunnites pour la plupart, y compris les militants djihadistes de Boko Haram dont les attentats et les fusillades, ont fait des milliers de morts principalement dans le nord, depuis 2009.

Pour rappel, le mouvement chiite a été inspiré par la révolution islamique chiite de 1979 en Iran. Condamnant le raid de l'armée nigériane, l'Iran avait convoqué l'ambassadeur du Nigeria à Téhéran pour manifester sa colère.