Inna Modja condamne l'excision

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Image caption L’ancien mannequin était invitée le 8 février sur la tribune de l'ONU à New York pour partager son expérience

Même si l’excision reste un tabou dans plusieurs régions d’Afrique, la chanteuse franco-malienne Inna Modja continue de faire entendre son histoire et lutte contre la mutilation génitale des petites filles.

Le continent africain reste le plus touché par cette pratique traditionnelle, malgré l'interdiction qui en est faite dans de nombreux pays.

L’ancien mannequin qui a subi une opération réparatrice, était invitée le 8 février sur la tribune de l'ONU à New York pour partager son expérience en paroles et en chanson.

Dans le cadre de la journée internationale contre l’excision, le 6 février, l’Unicef a défini de nouveaux objectifs portant sur l’élimination des "mutilations génitales féminines d’ici à 2030".

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, estime que lorsque "cette pratique sera totalement abandonnée, des effets bénéfiques se feront sentir à l'échelle des sociétés, les femmes et les filles reprenant possession de leur santé, de leurs droits et de leur énorme potentiel".

L’excision, le saviez-vous ?

  • 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi l’une ou l’autre forme de mutilation génitale féminine
  • 15 millions de jeunes filles, âgées de 15 à 19 ans, risquent de subir des mutilations génitales féminines d’ici à 2030 si cette tendance perdure
  • 44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans ont subi des mutilations génitales féminines, principalement en Gambie (56%), en Mauritanie (54%) et en Indonésie, où environ la moitié des filles âgées de moins de 11 ans ont subi cette pratique
  • Les pays qui présentent le plus haut taux de prévalence de cette pratique parmi les filles et les femmes âgées de 15 à 49 ans sont la Somalie (98%), la Guinée (97%) et Djibouti (93%)
  • Les mutilations génitales féminines provoquent des saignements importants et des problèmes de santé tels que des kystes, des infections, l’infertilité, des complications à l’accouchement ou des risques plus élevés de décès chez le nouveau-né
  • Les mutilations génitales féminines sont pratiquées principalement sur des jeunes filles entre la petite enfance et l’âge de 15 ans
  • Les mutilations génitales féminines violent les droits fondamentaux des femmes et des filles
Source : Unicef