Moïse Katumbi évacué en Afrique du Sud

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Image caption Moise Katumbi (au premier plan)

Il est arrivé dans la capitale économique sud-africaine à bord d’un avion médicalisé, en compagnie de son épouse et de son médecin, selon la correspondante régionale de BBC Afrique.

M. Katumbi souffre de problèmes respiratoires, selon ses proches.

Ils affirment qu’il est placé en observation médicale, à la suite d’une blessure qu’il a eue le 13 mai, lors d’une manifestation de ses partisans dispersée par les forces de sécurité congolaises.

Les adversaires de l’opposant et riche homme d’affaires l’accusent de simuler la maladie pour se soustraire aux poursuites judiciaires dont il est l’objet.

Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, Moïse Katumbi est autorisé par la justice de son pays à se rendre en Afrique à condition de ne pas s’exprimer sur ces poursuites.

La justice congolaise a lancé jeudi un mandat d'arrêt contre l'opposant inculpé de recrutement de mercenaires.

"M. Katumbi est inculpé. Il ne jouit plus de sa liberté, il ne peut plus faire n'importe quoi, il est sous le coup d'un mandat d'arrêt", a déclaré M. Mende.

Début mai, le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, avait annoncé l’ouverture d'une enquête sur "le recrutement de mercenaires" étrangers, dont des Américains liés à Moïse Katumbi.

Il a fait cette déclaration après l’arrestation d’un Américain et de trois autres étrangers présentés comme des gardes du corps de l’opposant, lors de manifestations contre le pouvoir à Lubumbashi.

Convoqué par le procureur général, Moïse Katumbi a multiplié les allers-retours au palais de Justice de Lubumbashi, son fief.

L'opposant, candidat déclaré à la présidentielle prévue fin 2016, avait demandé la protection de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco).