Ghana : un blocage des réseaux sociaux

Copyright de l’image AFP
Image caption Au Ghana, la Police craint que certains internautes se servent des médias sociaux pour installer "la peur et la panique", le jour des élections.

La Police ghanéenne a décidé de bloquer les réseaux sociaux le 7 novembre prochain, la date prévue pour le scrutin présidentiel et les élections législatives.

Selon son inspecteur général, John Kudalor, cette mesure est censée limiter les abus sur ces médias par certains internautes, qui les utilisent pour provoquer "la peur et la panique".

"Si l'atmosphère devient critique à la veille des élections et le jour-J, nous allons bloquer tous les réseaux sociaux comme d'autres pays l'ont déjà fait", a averti Kudalor.

Cette mesure de la Police a aussitôt été critiquée par certains citoyens ghanéens, des dirigeants d’associations de défense des libertés et des partis d'opposition.

Le NPP, le parti de Nana Akouffou Addo, déconseille fortement à la commission électorale de cautionner une telle décision.

Selon l'Association des journalistes du Ghana, la Police doit renoncer à ce projet. Son président a rappelé que les médias comptent sur les réseaux sociaux pour faire leur travail.

Audrey Gadzekpo, une militante de la société civile ghanéenne, a mis en garde contre toute tentative de la Police de bloquer les réseaux sociaux au Ghana, le jour des élections.

L’exécution de cette mesure pourrait entraîner des protestations légitimes de la part des internautes, a-t-elle averti.