CI : "procès équitable" pour Mme Gbagbo

Le procès pour crimes contre l'humanité de l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo sera "équitable".

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C'est une promesse du parquet d'Abidjan, qui a rejeté les critiques des organisations de défense des droits de l'homme, qui ont décidé de boycotter.

"Le procès qui est en train de se dérouler depuis mardi sera tout à fait équitable. Il va respecter les droits de la défense, ce sera un procès transparent. Je vous le garantis", a déclaré le procureur général de la cour d'appel d'Abidjan, Aly Yeo, lors d'un point de presse.

Lundi, des organisations ivoiriennes de défense des droits de l'homme, parties civiles au procès de Simone Gbagbo, ont annoncé leur refus d'y participer, dénonçant, à la veille de son ouverture, un jugement "organisé à la va-vite", une instruction bâclée et un procès inéquitable.

Dans un communiqué conjoint, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (LIDHO) et le Mouvement ivoirien des droits de l'homme (MIDH), qui disent représenter "près de 250 victimes", ont annoncé leur décision de "se tenir à l'écart de ce procès".

Les ONG ont aussi critiqué le fait que Mme Gbagbo soit jugée seule.

"La juger seule, en l'absence de ceux avec lesquels elle est accusée d'avoir planifié et commis les crimes les plus graves et dont certains sont aujourd'hui inculpés pour les mêmes faits, ne permettra pas de saisir l'entière réalité de l'appareil répressif mis en place par Laurent Gbagbo et son entourage à l'issue de l'élection présidentielle de 2010", estimaient les ONG.

"Ce ne sont pas les ONG qui organisent un procès", a martelé le procureur, rappelant que "la responsabilité pénale est individuelle et non collective. Mme Gbagbo va être jugée pour ce qu'elle a fait."