Bissau: les ministres limogés libèrent leurs bureaux

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Image caption La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis dix mois.

Les membres du gouvernement limogé en mai en Guinée-Bissau ont mis fin à l'occupation de leurs bureaux. Ils refusaient de les quitter, depuis une dizaine de jours, pour protester contre la nomination d'un nouveau Premier ministre.

Des chefs religieux, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'ONU ont pesé de tout de leurs poids pour obtenir ce dénouement.

Après une dizaine de jours de protestation les ministres limogés ont mis fin à l'occupation de leurs bureaux. Ils ont consenti finalement à libérer les locaux. Tout s'est passé dans le calme et sans heurts selon des témoins. On n'ignore pour l'instant les concessions faites par chacune des parties.

Vaz contre Pereira

Les ministres liomogés protestaient contre la nomination d'un nouveau Premier ministre. Le 12 mai Carlos Correia avait été démis de ses fonctions de Premier ministre par le président José Mario Vaz, qui l'a remplacé le 26 mai par Baciro Dja.

Pour empêcher les nouveaux ministres de travailler, les membres du gouvernement fidèle à Carlos Correia étaient restés dans leurs bureaux dans le Palais du gouvernement.

La Guinée-Bissau connait une instabilité politique depuis dix mois. Cette crise a été déclenchée par la destitution par le président Vaz, en août 2015, de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira.

Tous deux sont des responsables du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert le parti au pouvoir. Le PAIGC est dirigé par Domingos Simoes Pereira.

Une guerre de chef qui n'est pas loin d'avoir connu son épilogue.