Un cessez-le-feu au Soudan du Sud

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Image caption Le président Salva Kiir (à gauche) et Riek Machar, son vice-président.

Le chef d’état-major de l’armée du Soudan du Sud, Paul Malong, a donné l’ordre aux forces gouvernementales de se retirer des zones de combat.

Salva Kiir a manifesté l’intention de poursuivre la mise en œuvre de l’accord de paix signé en 2015 avec son vice-président Riek Machar, a assuré son ministre de l'Information, Michael Makuei.

Selon son secrétaire général, Ban Ki-moon, l’ONU pourrait renforcer l’effectif de ses quelque 13 500 casques bleus déployés au Soudan du Sud, pour assurer la sécurité des civils.

Il a aussi appelé les Etats producteurs d’armes à ne plus en vendre à ce pays confronté à une guerre civile depuis deux ans et demi.

Les Dinka et les Nuer

Le secrétaire général de l’ONU a aussi invité les pays de la région à se préparer éventuellement à l’envoi de soldats au Soudan du Sud.

Dans une déclaration, les 15 Etats membres du conseil de sécurité de l’ONU ont estimé que les attaques sur les civils peuvent constituer des crimes de guerre de la part des belligérants.

Le président Salva Kiir et le vice-président Riek Machar ont entamé en avril dernier la mise en œuvre d’un accord de paix signé grâce à une médiation internationale.

Cet accord est entré en vigueur après deux ans de guerre civile entre les Dinka et les Nuer, les ethnies auxquelles appartiennent respectivement Salva Kiir et Riek Machar.