Ces rencontres internationales qui font des victimes

Madagascar Copyright de l’image AFP
Image caption Le match du dimanche s'est terminé par un nul 2-2

Les matches de football font de plus en plus de victimes lors des rencontres internationales.

Dimanche 9 septembre, c'est à Madagascar qu'une personne a été tuée et plusieurs autres blessées lorsqu'elles tentaient de rentrer au stade suivre le match Madagascar-Sénégal comptant pour les éliminatoires de la CAN 2019.

Ce type d'incidents sont devenus monnaies courantes sur le continent africain ces dernières années et le pire d'entre eux a eu lieu au Ghana.

Au stade d'Accra en 2001, 127 fans sont morts, après que la police a tiré des gaz lacrymogènes dans les tribunes lors d'un match de championnat entre Hearts of Oak et Asante Kotoko.

En 2009, 19 personnes étaient mortes dans la capitale économique ivoirienne Abidjan après une bousculade lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde 2010 entre la Côte d'Ivoire et le Malawi.

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En 2012, 74 personnes ont été tuées en Egypte lorsque des supporteurs d'Al Masry ont agressé ceux d'Al Ahly dans le stade de Port Said.

Les fans d'Ahly paniqués, ont été attaqués avec des instruments contondants et des couteaux. Plusieurs ont été tués alors qu'ils tentaient de s'échapper, tandis que d'autres sont tombés ou ont été jetés des gradins.

Huit fans sont décédés dans une course de Malawi en 2017 alors que le même nombre a été tué lors de finale de coupe du Sénégal.

En février 2017, un mouvement de foule avait fait 17 morts et 58 blessés en Angola devant le stade d'Uige (nord), avant le début d'un match entre le club local de Santa Rita et du Recreativo do Libolo, en ouverture de la saison du championnat national.

En juillet dernier, deux supporteurs ont été tués en Afrique du Sud lorsque la foudre est tombée à une porte d'entrée du stade de Soccer City - site de la finale de la Coupe du monde 2010 - qui abritait une rencontre amicale entre Soweto Kaizer Chiefs et Orlando Pirates.

Dans la plupart de ces incidents les services de maintien de l'ordre ont été mis en cause.

A cela s'ajoute l'indiscipline des spectateurs doublée d'une passion souvent démesurée pour leur club.

Dans certains stades, l'absence de scanner et le contrôle trop rapide des supporteurs conduit à la présence dans les gradins d'objets comme des battes, des canifs ou des battons.

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Très peu de supporteurs dans les stades en Afrique sont formés pour assister à des évènements qui se tiennent dans des lieux habituellement bondés de monde.

En effet, certains stades sont souvent surbookés. Il existe un grand écart entre le nombre de places assises et le nombre de personnes effectivement présentes dans le stade.

Un expert des questions sportives, préconise contre ce genre d'incidents des actions collectives et coordonnées impliquant tous les acteurs.

Les clubs se doivent de former leurs supporteurs à éviter toute forme d'agressivité aussi envers l'équipe adverse que ses supporteurs.

Les services de sécurité doivent éviter l'usage systématique de la force et du gaz lacrymogène pour éviter les mouvements de foule.

Enfin, les fédérations et l'administration des stades doivent veiller à ce que le nombre de places assises soit également au nombre de tickets vendus lors d'une rencontre.