CHAN 2011 : la Tunisie enlève le trophée

tunisians celebrating
Image caption « Nous sommes venus à cette compétition en larmes, nous en repartons avec des larmes de joie », Samir Trabelsi (coach Tunisie)

Le match s’est dénoué durant la deuxième période. La Tunisie entre de fort belle manière dans cette partie en ouvrant la marque dès l’entame par Gasdaoui Slama.

Ce but coupe le souffle aux Palanca Negra, qui, en dépit de leur détermination, seront surpris à nouveau par la vista tunisienne matérialisée par un but de Mejdi Traoui, avant que Ousama Darragi ne porte l’estocade à une formation angolaise qui a déjoué face à la maitrise technique éprouvée de l’adversaire.

Un sacre mérité pour les Tunisiens, costauds sur l’ensemble de la compétition.

Certainement que cette victoire fera du bien au moral du peuple tunisien qui traverse des moments difficiles sur le plan politique. « Nous sommes venus à cette compétition en larmes, nous en repartons avec des larmes de joie », a déclaré, la voix étreinte par l’émotion, Samir Trabelsi, l’entraineur des Aigles de Carthage.

Renouveau

Le Soudan, l’hôte de la compétition, a prouvé que son football quoi que peu médiatisé, a réalisé des progrès énormes. Il aurait pu jouer le bouquet final si ses joueurs avaient su garder leurs nerfs lors de la demi finale contre l’Angola.

Un football avec un fort potentiel athlétique et technique, socle d’un « jeu direct et sans fioritures », analysait à juste titre, Henri Manga, consultant sportif camerounais sur les antennes de BBC Afrique.

Le Mena du Niger est à loger également dans cette catégorie de football émergent.

Solidaires et dynamiques, les Nigériens ont accroché à leur tableau de chasse, le Ghana, et se sont qualifiés du coup pour le second tour, terminus de leur aventure soudanaise, riche en enseignements pour Djibrila Hima Hamidou.

Le président de la fédération nigérienne de football précise d’ailleurs que son pays n’a plus de complexe et que « ce n’est pas le fruit du hasard, plutôt la résultante d’un travail et une structuration » en cours depuis un moment. Cette bonne santé de ce football, s’explique aussi selon lui, par la synergie des différents dirigeants du football du pays qui parlent désormais d’une même voix.

Clair obscur

Le parcours des Lions Indomptables du Cameroun ressemble à s’y méprendre à une symphonie inachevée, tant ils ont émoustillé plus d’un par la densité de leur jeu et la discipline qui le caractérisaient.

L’Angola a mis fin à leurs ambitions en quarts de finale en les sortant lors de la fatidique épreuve des tirs au but, avec un goût aigre-doux pour le Cameroun, qui lorgnait allègrement en direction du sacre, histoire d’apaiser un peu la tension dans le landernau footballistique de ce pays, qui est à la recherche de ses gloires. Un bon potentiel qui pourrait se bonifier s’il bénéficie de l’attention et l’entretien indispensables !

Déceptions

Cette deuxième édition du CHAN a charrié bien de surprises. L’élimination en quarts de finale des tenants du titre de la RDC. Les Congolais n’ont pas réussi à montrer la truculence qui était la leur lors de la première édition il y a deux ans en Côte d’Ivoire.

L‘équipe s’est montrée sans génie, ni panache dans le jeu où la présence pourtant des joueurs du TP Mazembe, l’équipe championne d’Afrique, n’a guère aidé à redresser la barre, et à apporter plus de tonicité à des performances pour le moins atones.

L’autre grosse déception est venue du Ghana. Les Black Stars ont été méconnaissables durant leur séjour en terre soudanaise. Les poulains de Herbert Addo ont concédé trois défaites en au tant de sorties.

Une grosse déconvenue pour une équipe qui avait pourtant disputé la finale de la première édition contre la RDC et qui était estampillée comme faisant partie des favoris avant le coup d’envoi de ce tournoi!